La voie du cœur

Principe systémique1 fondé sur 7 axiomes2

 

Les 7 points clés qui suivent sont la colonne vertébrale du Sacré–Gwenved–Passeur. Ce sont des lignes guides pour une révolution intérieure : comment purifier, rassembler (ce qui est éparse) et aligner.

 

 

1er Axiome : Dépasser les peurs, c’est retrouver la spiritualité que nous ne sommes pas séparés.

 

  • Réintégrer le système de l’être dans sa totalité (physique, mental, émotionnel et spirituel) en lien avec son environnement social, familial, culturel et environnemental, en rassemblant les différents savoirs nécessaires à sa compréhension et donc à sa mise en œuvre.
  • Prendre conscience que si l’on change notre vision du monde (perception interne), alors on change le monde.
  • Si l’on accepte inconditionnellement dans sa totalité le monde tel qu’il est, « l’ombre et la lumière » (perception externe), alors on change notre vision de nous-mêmes et donc du monde.
  • Intérieur/extérieur ne font qu’un. Ce qui se reflète dans le miroir n’est jamais différent de l’objet reflété, c’est la loi de la coproduction interdépendante qui est la racine du système systémique.

Comprendre le fonctionnement qui crée la division. La scission entre l’observateur et l’objet observé, celui qui valide l’existence de ce qui est perçu (le fameux «je pense donc je suis ») n’est jamais autre qu’une simple identification à la pensée, idée, concept.

« L’espace, la distance qui nous sépare de l’arbre c’est le mot, le savoir, qui est de l’ordre du temporel. Le temps est l’observateur qui crée la distance entre lui et ce qui est, entre lui et les arbres. Celui qui observe établit une séparation, une distance entre lui-même et ce qui est. De cela naissent conflits et souffrances. La transformation de ce qui est advient uniquement lorsqu’il n’est plus de division, plus de notion de temps, entre celui qui voit et ce qui est vu. L’amour ignore la distance, J.K. ». Cette identification est la racine de tous les maux, ainsi que la racine du mode duel dans lequel l’humanité est engluée.

 

 

2e Axiome : Capacité d’écouter sans entendre que soi-même.

  • Refondre l’apprentissage individuel des connaissances par le décloisonnement des savoirs, pour une réinsertion de l’homme dans sa toile holistique.
  • Réintégrer l’homme dans son essence par la suppression de l’opposition entre croyance et connaissance.

Comment ?

  • L’ici et maintenant, afin d’ouvrir les portes au seuil du sacré qui est le plein potentiel de chaque instant, dans la pleine reconnaissance de ce qui est au moment présent.
  • Le discernement, qui est semblable aux deux ailes d’un oiseau qui permet à celui-ci de prendre son envol, sur la base de l’attention et la vigilance.
  • L’éthique, respect et considération de soi et de l’autre, est la cause pour accéder à la vraie liberté.
  • La bienveillance, valeur non matérielle, afin d’irriguer le monde dans lequel nous vivons. Cultiver la bienveillance est la garantie que la référence est l’humain, que la dimension de la personne reste la référence.
  • L’intention, qui est le gouvernail vers lequel nous dirigeons l’ensemble de notre but afin d’atteindre, ici en l’occurrence ; la santé fondamentale.

3e Axiome : Apprendre à écouter l’autre avec empathie.

  • Réintégrer l’homme dans l’univers, par la suppression de l’opposition entre croyance et connaissance, afin d’unifier le tandem sujet/objet par la pacification de la foi par le bon sens.
  • Penser l’homme dans son intégralité comme une réduction du tout et inversement.

C’est intégrer dans sa totalité le principe systémique ou loi de la coproduction interdépendante.

Exemple : Le principe d’homéostasie3. Caractéristique d'un écosystème qui résiste aux changements (perturbations) et conserve un état d'équilibre.

 

  • Aligner le corps avec le souffle via la conscience (attention vigilance) afin d’apprendre à laisser passer la lumière (pleine connaissance de ce qui est ici et maintenant).

Cela veut dire apprendre à observer, sans rien changer, sans juger… « éclaire ce que tu aimes sans toucher à son ombre ». Apprendre à observer ce qui se passe en soi-même, ceci est impossible si l’observation est teintée de quelque préjugé, conclusion ou formule que ce soi !

Le but est d’être pleinement conscient de « ce qui est », c’est à dire de ce qu’il y a en nous, ici et maintenant, sans fuir, sans se justifier, sans espoir ni désespoir.

 

4e Axiome : Recevoir la lumière (connaissance) sans succomber à l’orgueil.

  • De l’ordre apparaît la vertu.

Il est donc bon d’établir les fondements de l’ordre, c’est à dire les fondements de la vertu, ceux des valeurs humaines ! « Et non les fondements de la respectabilité qui est de l’ordre de la morale social, qui n’est pas moral du tout ! La moral, l’ordre, la vertu naissent de la connaissance du désordre. Il faut pour cela comprendre le noyau même de notre être qui est en conflit permanent. La peur, le désir, la confusion etc.    Il faut pour cela observer directement de manière impartiale « ce qui est », sans juger ! De cette observation naît l’ordre parfait qui est la véritable révolution spontané » JK.

 

  • Par conséquence l’ordre qui est vertu vient sans effort quand il y a compréhension du désordre dans « ce qu’il est ici et maintenant » sans vouloir rien modifier.

 

5e Axiome : Dépasser « la violence et le désir névrotique » pour trouver la force de construire.

  • De la vertu (respect de soi et de la vie) naît l’ordre, de celui-ci naît la plénitude de l’amour qui n’est pas altéré par le plaisir ou le désir égocentrique. L’amour est joie intemporelle, alors que le plaisir à toujours un motif, la joie elle est spontané.
  • La compréhension de l’amour vient de la compréhension de tout ce qui n’est pas amour ! L’amour n’appartient à aucune émotion négative comme la jalousie, l’envie, la comparaison, le plaisir, la pensée conceptuelle, le sexe, la dépendance...
  • De l’observation du désordre sans rien changer de celui-ci, apparaît l’ordre qui est le résultat de sa propre vertu et de celle-ci se manifeste l’amour libre sans attache !

 

6e Axiome : Recevoir la puissance sans succomber au pouvoir.

  • Comprendre la mort, c’est comprendre l’amour, c’est incarner la vie ! c’est apprendre à laisser passer la lumière qui est cette simple reconnaissance de ce qui est, ici et maintenant.
  • La mort : fin de la structure du moi en tant que ce qui divise, moi et les autres, le monde intérieur et le monde extérieur, l’observateur et l’objet observé.

 

7e Axiome : Rassembler ce qui est éparse sans succomber au chaos, le faire c’est le voir.

  • Le silence de l’esprit est la beauté en soi, l’ouverture à l’espace !
  • l’esprit doit être extraordinairement calme pour observer ce qui est ici et maintenant. Cela signifie que l’esprit doit être pleinement attentif, tranquille, silencieux. Car il est impératif de voir toute la structure de la violence en nous-même, pour le voir il doit être totalement immobile dans l’ici et maintenant de manière spontanée.
  • Inutile de cultiver un esprit immobile sinon cela implique le domaine du temps et donc ce qu’il espère comme résultat ! Sortir du concept de maîtrise, de contrôle qui génère plus de conflit, de tension par la division créée entre l’observateur et ce qui est observé. A l’inverse du contrôle il faut que l’esprit observe, que cet esprit n’analyse pas, ne soit pas en quête d’expérience, mais se contente d’observer en étant libre de tout bruit, tout à fait détendu donc complètement tranquille !
  • Ne pas lutter contre l’inattention, ne pas dire : « je dois être attentif » car cela engendre la division, le conflit. Il faut juste être conscient de cela sans juger, c’est tout ! Dès le moment où il y a action (prise de conscience) dans cette inattention, soyons conscient de cette action. Ainsi la charge énergétique s’auto-libère dans l’espace spontané de la conscience.

Exemple : écouter le bruit sourd de toute propagande, positive ou négative, dans un silence total ; alors nous découvrirons bien plus que ce qu’il prétend ! Le silence n’est pas possible si le corps, l’organisme, n’est pas complètement tranquille (équilibre du système nerveux entre sympathique/parasympathique). Car l’esprit conditionné inattentif a gâché, par la pensée distrayante, cette intelligence du corps !

 

Pourquoi : car la pensée recherche la facilité, le confort ou le plaisir immédiat, au niveau des différents sens, obligeant ainsi le corps à faire des actes négatifs (non conforme à la situation vue dans son ensemble); ainsi cette pensée névrotique nie l’intelligence de l’organisme, le principe homéostatique par exemple, rendant celui-ci insensible.

 

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1 - La systémique est une méthode d’étude ou façon de penser. En grec ancien systema signifie « ensemble organisé ». La systémique privilégie une approche globale, holiste, la pluralité des perspectives et surtout la prise en compte des relations et interactions.

 

2 - Un axiome est une affirmation dont la vérité est évidente en soi. En grec ancien axioma veut dire « considéré comme digne, évident ».

 

3 - Claude Bernard, en 1865, dans son Introduction à l'étude de la médecine expérimentale, crée le concept : « Tous les mécanismes vitaux, quelques variés qu'ils soient, n'ont toujours qu'un but, celui de maintenir l'unité des conditions de la vie dans le milieu intérieur. » Mais le mot « homéostasie » a été forgé par W. B. Cannon à partir de deux mots grecs : stasis (« état, position ») et homoios (« égal, semblable à »). Les êtres vivants constituent un système ouvert présentant de nombreuses relations avec l'environnement. Les modifications de l'environnement déclenchent des réactions dans le système ou l'affectent directement, aboutissant à des perturbations internes du système. De telles perturbations sont normalement maintenues dans des limites étroites parce que des ajustements automatiques, à l'intérieur du système, entrent en action et que de cette façon sont évitées des oscillations amples, les conditions internes étant maintenues à peu près constantes [...]. Les réactions physiologiques coordonnées qui maintiennent la plupart des équilibres dynamiques du corps sont si complexes et si particulières aux organismes vivants qu'il a été suggéré qu'une désignation particulière soit employée pour ces réactions : celle d'homéostasie. »

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